L’amour en réflexion, en poésie, en chanson, en émotion… un rendez-vous à ne pas manquer!

  • : dans la salle de Communauté, à la Cité-des-Hospitalières (251, avenue des Pins ouest, Montréal)
  • QUAND : dimanche 30 juin 2024 de 13h30 à19h30
  • Entrée libre, inscription requise : Pour nous aider à prévoir l’aménagement de la salle, le buffet et les rafraîchissements, SVP, inscrivez-vous en suivant ce lien: https://www.zeffy.com/fr-CA/ticketing/0a833c07-cb85-4d70-b202-7e2506b5ff62
    Il est aussi possible de s’inscrire par courriel à archiveslq@yahoo.ca

Au programme…

13h30 : Accueil et visite libre de documents tirés de la collection des Archives

14h : Mot de bienvenue

14h10 : De Sappho aux réseaux sociaux

Depuis L’Ode à une femme aimée de Sappho, de multiples
histoires d’amour se sont écrites et vécues. En fait, ces histoires connaissent
rarement des fins heureuses. Ce n’est qu’aux XX et XXIème siècles qu’on a vu
naître des scénarios plus réjouissants, même si une répression terrible peut
encore s’abattre sur la vie des amantes. L’amour lesbien transgressera toujours
les codes hétéronormatifs. Une présentation générale chapeautera la journée en
évoquant des moments charnières qui ont marqué l’évolution de nos histoires
sentimentales.

Quatre panélistes aborderont ensuite les problématiques
suivantes : l’amoureuse des années 70-80 est-elle la même que l’amoureuse
lesbo-queer des années 2024 ? Comment passer d’un contexte socioculturel à un
autre quand on vit des amours pénalisées dans son pays d’origine ? À l’ère des
réseaux sociaux, quelle est la place des lesbiennes dans les apps de rencontre?

Avec Pascale Noizet, Lise Weil, Lou, Babette Dongmo et Élise Ross-Nadié.

Les présentations seront suivies d’une discussion avec le public, animée par Dominique Bourque.

15h45 : Pause

16h: Place aux artistes

Poètes, musiciennes, comédiennes, humoristes nous feront vivre l’amour et toutes ses émotions !

Avec Nicole Brossard, Johanne Doré, Marie-Claude Garneau, DJ Franklyne et Gin Bergeron.

17h00 : Danse avec DJ Franklyne

Buffet et rafraîchissements

19h30 : Fin de l’événement

 

 

Sur les traces de Johanne Coulombe et Colette Guillaumin

Les Archives lesbiennes du Québec et Les éditions sans fin vous invitent à la présentation du fonds Johanne Coulombe et au lancement du livre Résonance de la pensée de Colette Guillaumin au sein du mouvement lesbien francophone au Canada.

  • : dans la salle de Communauté, à la Cité-des-Hospitalières (251, avenue des Pins ouest, Montréal)
  • QUAND : dimanche 5 novembre à 14h
  • Entrée libre, inscription requise : pour vous inscrire, cliquez ici et remplissez le court formulaire.

Deux années après le départ de Johanne Coulombe, les Archives lesbiennes du Québec et Les éditions sans fin ont le grand plaisir de vous convier à un hommage sur son engagement, à travers la présentation du fonds Johanne Coulombe et le lancement du dernier livre sur lequel elle a travaillé.
Le Fonds Johanne Coulombe est précieusement conservé au Archives lesbiennes du Québec. Il comprend de nombreux documents et artéfacts qui témoignent principalement de sa vie militante et de l’impact qu’elle a eu auprès de nombreuses lesbiennes de la communauté montréalaise. Présentation de Pascale Noizet et Danielle Chagnon.
Avec la participation de Dominique Bourque, Line Chamberland, Nicole Lacelle, Louise Turcotte, Denise Veilleux, Félix L. Deslauriers, Pascale Noizet, Laure Neuville et Danielle Chagnon.

40 ans d’Archives lesbiennes : pour que nos mémoires vivent

MISE À JOUR (9 juin 2023 :

Notre événement affiche COMPLET ! Nous avons atteint les 150 inscriptions. Merci !
On vous espérait nombreuses… Vous dépassez nos attentes 😉 Si vous n’êtes pas encore inscrite, vous pouvez essayer de vous présenter sur place demain. Il y aura probablement quelques personnes inscrites qui ne se présenteront pas…

Pour souligner leur 40e anniversaire, les Archives lesbiennes du Québec vous invitent à une journée remplie d’histoire et de culture lesbiennes !

Quand : le samedi 10 juin 2023, de 13h à 19h30

Où : à la Cité-des-Hospitalières, au 251, avenue des Pins Ouest à Montréal

SVP, inscrivez-vous à l’avance, pour nous permettre de prévoir le buffet et les rafraîchissements, en cliquant ici. (Il est aussi possible s’inscrire par courriel à archiveslq@yahoo.ca).

Programme de la journée

13h      Accueil – Visite libre de l’exposition de documents des Archives

13h30  Mot de bienvenue – Danielle Chagnon

13h45  Archives lesbiennes du Québec : 40 ans d’histoire!

Anne Michaud, Pascale Noizet et Laure Neuville racontent les histoires des Archives. Présentation suivie d’une discussion avec le public, animée par Gin Bergeron, pour imaginer ensemble l’avenir de nos Archives !

15h00  Pause

15h15  Ateliers simultanés

Les Amazones des grands espaces par Lou Lamontagne

Diaporama et témoignages sur les aventures du mythique groupe de plein air Les Amazones des grands espaces : 25 ans de notre histoire. Venez revivre la saga de ces lesbiennes intrépides et amoureuses de nature sauvage. Rigolades garanties!

Les bars de lesbiennes avec Julie Podmore

Survol historique des bars de lesbiennes à Montréal, illustré par des documents et artéfacts tirés de la collection des Archives lesbiennes. Présentation suivie d’un échange, en petits groupes, sur les bars que vous avez fréquentés. Si vous avez des souvenirs (cartons d’allumettes, sous-verres, photos, etc.) à confier aux Archives lesbiennes, n’hésitez pas à les apporter !

16h15  Pause

16h30  Les unes pour les autres

Mise en lecture du texte de Marie-Andrée Courval. Chansons composées et interprétées par Christiane Quirion, Marie-Andrée Courval et Geneviève Courval. Avec Marie-Andrée Courval, Diane Matte, Francine Mayer, Anne Michaud, Hélène Moreau, Danièle Tessier et Julie Vaillancourt.

Des lesbiennes âgées se retrouvent dans le feu de l’action militante avec des lesbiennes plus jeunes…

17h30  Danse et chansons avec DJ Franklyne

Buffet et rafraîchissements

Les archives Traces : Première collective des archives lesbiennes de Montréal (1982-1983). Te souviens-tu ?

Invitation à l’ouverture des Archives Traces en 1983.

« J’ai la mémoire qui flanche, j’me souviens plus très bien ». C’est ce que Zaïda me répond quand je lui écris pour lui demander si elle se souvient que nous avions mis sur pied en 1982-1983, avec Danièle et Bernice, la première collective montréalaise des Archives lesbiennes. « Et toi me répond-elle? », « Moi ? je me souviens des heures passées chez vous sur Laurier à rédiger des fiches pour classer les documents recueillis au Québec et ailleurs. Pas beaucoup plus que ça ». Bernice pour sa part se souvient d’avoir dessiné le logo des archives. Un magnifique labyris inspiré de celui des amazones, en forme de plume pour laisser l’encre de nos traces sécher sur le fil de l’Histoire, y imprimer la nôtre, pour tendre le relais aux générations d’amantes rebelles à venir. Danièle nous ayant quitté prématurément, je n’ai pu lui poser la question. Je l’avais connue très jeune dans un collège de filles où elle avait obtenu l’abolition du port de l’uniforme au profit des jeans et cie. C’était pour moi toute une révolution ! Je l’avais retrouvée une décennie plus tard, autour de ce projet des archives. Même si j’étais de la faction féministe et elle de la faction radicale, j’admirais la rigueur et la clarté de sa pensée qui n’a d’ailleurs pas pris d’âge. Zaïda et Bernice s’étaient pour leur part qualifiées de « lesbiennes tout court » quand nous avions eu ce débat en début de projet.

Si l’ouverture officielle des archives Traces date du 14 avril 1983, nous avions commencé à y penser en 1982, à la suite de plusieurs voyages que nous avions fait les unes et les autres. Nous souhaitions recueillir des documents provenant d’ici et d’ailleurs et développer une solidarité lesbienne internationale. Après plusieurs mois à nous réunir et discuter des aspects à la fois techniques et idéologiques du projet, nos routes se sont séparées, quelques mois seulement après l’ouverture. Pour certaines, le projet des archives devait intégrer la gestion du restaurant « La Kahéna » qui était juste à côté sur la rue de Lanaudière. Pour les autres non. Les archives ont donc été hébergées ailleurs, jusqu’à ce qu’elles soient réanimées par une seconde collective à l’école Gilford en 1986. Et plus tard, par d’autres encore à la fermeture de l’école.

Près de vingt ans plus tard, vers les années 2000, heureuse de savoir les archives toujours « actives », je donne une caisse de documents, témoins de mes propres engagements au sein de la communauté. Journées de visibilité lesbienne, émissions de radio, projet d’association, articles publiés dans diverses revues, artéfacts du festival du Michigan, macarons, affiches de manifs, danses, spectacles, etc. Et puis les souvenirs s’estompent, avec le temps, va, tout s’en va.

Une autre vingtaine d’années plus tard, en 2022, c’est en consultant mes propres documents donnés aux archives et en relisant les cahiers de bord de notre collective que plusieurs événements oubliés me reviennent en mémoire, en préparation de la journée anniversaire de la création des archives lesbiennes québécoises.

Au moment de la fondation des archives, je n’aurais pas pu penser que cela me permettrait à moi aussi, 40 ans plus tard, de retrouver la mémoire des souvenirs enfouis. Pour ça, je suis reconnaissante envers toutes celles qui ont contribué au fil des décennies à garder les archives vivantes et accessibles. Je me réjouis à l’avance de la journée qui soulignera, dans le plaisir de nos retrouvailles, le quarantième anniversaire de la création  des archives lesbiennes. Une belle occasion de nous rafraîchir la mémoire individuelle et collective et de jouer à « Te souviens-tu? » pour mieux pouvoir répondre « Oui, je me souviens ».

Signé Anne M.


Les Archives lesbiennes du Québec vous invitent à redécouvrir Audre Lorde

Une affiche de la vidéo de  Suzanne Vertu intitulé  Audre Lorde : le racisme, l’écriture et la construction du pouvoir et le livre The Cancer Journals.

Pour marquer le mois de l’histoire des noirs, nous avons exploré la collection des archives afin de vous proposer une lecture inspirée qui met en valeur la contribution des lesbiennes noires aux mouvements féministes et antiracistes.

Poétesse, écrivaine et militante féministe et lesbienne, Audre Lorde (1934-1992) était engagée contre le racisme, le sexisme et l’homophobie. Elle fut d’ailleurs l’une des premières militantes à populariser la notion de l’intersectionnalité, comme on l’appelle aujourd’hui. Dans ses écrits et discours, elle critiquait l’échec du féminisme blanc qui, à l’époque, était largement préoccupé par l’effacement des différences comme la classe sociale et la race. Pour Audre Lorde, la reconnaissance des différences pour soi-même et entre femmes était primordiale. L’affirmation de ses identités de femme, femme noire, lesbienne, et mère forme l’essence même de sa pensée et de son militantisme. En 1984, elle publia un essai intitulé The Master’s Tools Will Never Dismantle the Master’s House (les outils du maître ne serviront jamais à démanteler la maison du maître) dans lequel elle écrit qu’il est impossible de travailler à l’intérieur de systèmes oppressifs pour vaincre l’oppression.

Le militantisme et la pensée d’Audre Lorde ont naturellement influencé des mouvements féministes à l’extérieur des États-Unis. Ainsi, bien que ses livres ne soient pas tous traduits en français, les articles dans notre collection montrent bien l’empreinte de sa pensée et de ses écrits sur les mouvements féministes et lesbiens du Québec. On y retrouve non seulement quelques-uns de ses livres en anglais, mais aussi une affiche de la vidéo de  Suzanne Vertu intitulé  Audre Lorde : le racisme, l’écriture et la construction du pouvoir. Cette vidéo rend compte de sa conférence à La Foire du livre féministe de 1988 à Montréal.  Quant au document Hommage à Audre Lorde que l’on retrouve aussi aux archives, il est signé par plusieurs lesbiennes féministes à la suite de son décès en 1992, les signataires y affirment leur fidélité à la lutte contre le racisme, le sexisme et l’homophobie. La revue Treize en 1993 publia un hommage à Audre Lorde, et la maison d’édition Trois a également publié des traductions de quelques-uns de ses livres.

Nous vous invitons à découvrir (ou à redécouvrir!) l’œuvre de cette femme remarquable dont les écrits continuent à influencer l’évolution de l’antiracisme et du féminisme. Vous pouvez consulter sur place les livres (et autres matériaux) dans notre collection durant les heures de permanence. Si vous désirez plonger dans son univers, voici quelques pistes à suivre.

Vous avez des œuvres d’Audre Lorde que vous aimeriez offrir aux Archives lesbiennes du Québec? Écrivez-nous à archiveslq@yahoo.ca.  

En librairie :

Les livres d’Audre Lorde sont disponibles en anglais dans la plupart des librairies, y compris la librairie féministe de Montréal, L’Euguelionne.

Les versions en français ne sont pas disponibles pour l’instant, nous avons cependant communiqué avec l’équipe de la librairie L’Euguelionne et des recherches sont en cours pour voir s’il serait possible de les commander.

En bibliothèque :

La BANQ a dans sa collection plusieurs œuvres d’Audre Lorde, y compris deux traductions (Journal du cancer et un souffle de lumière; Zami : une nouvelle façon d’écrire mon nom), ainsi que l’édition de la revue Treize consacré à Audre Lorde.

Dans la collection des Archives lesbiennes du Québec :

  • Uses of the Erotic: The erotic as power
  • The Cancer Journals
  • A burst of light
  • Our Dead Behind Us

Pour en savoir plus sur Audre Lorde :

Audre Lorde, la poète féministe qui changeait la portée des mots

Audre Lorde, la poésie n’est pas un luxe

Audre Lorde, poètesse humaniste